Développé avec Berta

    Photographe & Musicien
  1.         

             Islande, l’ île de toutes les couleurs du Noir.

    Ce que j’ai vu de plus beau dans ma vie s’est passé sur une plage de galets noirs de l’Ouest en Février 2002. Tempête, les vagues escaladaient la plage, et au bout de leur élan, l’écume gelait sur les petites pierres noires et rondes et déposait une petite crête de glace. Ça faisait de la dentelle vivante qui se restructurait tout le temps et jouait avec l’écume encore liquide et crépitante qui s’infiltrait lentement dans les pierres noires. Ces lignes incessantes musicales et hypnotiques, ondulaient, s’emmêlaient, le vent et l’océan hurlant les faisaient danser. Le monde était devenu un ballet d’orbes blanches sur noir brillant. Je pouvais voir en même temps toute la plage et un tout petit détail de glace érigé vers le ciel, il n’y avait plus de haut, plus de bas, les embruns et la pluie brouillaient ma vue, l’eau devenait flamme… Une grosse vague m’a fait courir, je suis tombé, elle m’a trempé, j’ai eu froid, j’étais loin, je me suis tout doucement détaché de cette immersion comme après l’amour quand on essaye encore de disparaître dans quelques parfums…
    Plus tard, comme souvent, je me suis rendu compte que je n’avais pas fait de photos…

    Kerlingarfjöll

  2. Cette île est graphique, unique, minimaliste et pure, comme une œuvre associée à l’imaginaire Japonais. Les noirs de la lave et du sable, les corvidés, les blancs de la neige, de la glace, les cygnes et les mouettes, les brumes et les fumées, des lumières uniques, mouvantes, irréelles.

    Vejoiyötn

  3. Un proverbe Islandais dit : Si le temps ne te plait pas, attends 5 minutes !

    Djúpalóns-sandur

  4. Landmannalaugar

  5. Les couleurs sont précieuses, parcimonieuses, improbables et si juste. Souvent une seule apparaît dans un monde qui semble en être dépourvu ; une strate de glace bleu clair, une ligne d’algue rouge, le reflet vert d’une aurore boréale sur la neige. Les épanchements sulfureux, la pluie et les brouillards omniprésents renforcent l’aspect graphique en épurant parfois à l’extrême les visions possibles, et redistribuent à chaque instant la taille des choses et leurs relations proportionnelles.

    Póristindur

  6. OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

    Landmannalaugar

  7. De la glace au lichen, quelques plumes sur des lignes de sable, la mousse imbibée d'eau sur le flanc dune colline de lave, tout est calligraphie. A peine à 4 pattes à honorer la sublime étoile d’une fleur de mousse, on se retrouve sans l’avoir vu arriver sur le dos à admirer des animaux en lave jouer aux nuages. Les lumières aussi qu’elles soient douces ou très franches, transforment tout en dessin et parfois, avec son ami le vent, elles nous embrouillent à savoir ce qui est le plein et le vide. Les formes négatives s’accrochent aux regards, et les comblent… L’absence d’arbre, la lave noire, le rouge qui apparaît souvent (algue, myrtille, terre près des sites de fumée), un très léger et doux turquoise au creux d’une vague, l’Islande est comme ses oiseaux, un chevalier gambette monogame aux pieds rouges planté dans la neige à coté d'une source chaude.

    Sandvíkur

  8. OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

    Hveravellir


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